Cinq blocs de bois clair de hauteur croissante alignés en escalier sur un fond bleu clair

Calculateur d’impôt sur le revenu 2026

Mis à jour le

Être « dans la tranche à 30 % » ne veut pas dire payer 30 % d’impôt. Un célibataire à 35 000 € de revenu imposable est effectivement à 30 % de taux marginal — et il paie 3 604 €, soit un taux réel de 10,3 %. L’écart entre ces deux chiffres est la source d’à peu près toutes les idées fausses sur l’impôt français. Ce calculateur affiche les deux, décompose votre impôt tranche par tranche, et chiffre ce qu’un versement sur un PER vous ferait économiser.

En bref

  • Le barème s’applique au revenu par part, pas au revenu du foyer : c’est le quotient familial.
  • Chaque tranche ne taxe que la fraction du revenu qui la traverse. Passer dans la tranche supérieure n’augmente jamais l’impôt sur ce qui est en dessous.
  • L’avantage des enfants est plafonné à 1 807 € par demi-part — le calculateur applique ce plafond.
  • La décote réduit l’impôt des foyers faiblement imposés, et peut l’annuler entièrement.
  • Un versement sur un PER se déduit du revenu imposable : l’économie vaut votre tranche marginale, pas plus.

Taux marginal et taux moyen : la confusion la plus coûteuse

Le taux marginal est celui qui s’appliquerait à un euro de revenu supplémentaire. Le taux moyen est ce que l’impôt vous coûte réellement, rapporté à l’ensemble de votre revenu. Le premier est toujours plus élevé que le second, et souvent du triple.

Sur les valeurs par défaut du calculateur — un célibataire à 35 000 € —, le taux marginal est de 30 % et le taux moyen de 10,3 %. Pourquoi ? Parce que les 11 600 premiers euros ne sont pas imposés du tout, la tranche suivante à 11 %, et seule la part au-dessus de 29 579 € subit les 30 %.

La conséquence pratique est importante et rarement comprise : refuser une augmentation ou une prime pour « ne pas changer de tranche » n’a jamais de sens. Seuls les euros au-dessus du seuil sont taxés au taux supérieur ; ceux d’en dessous ne bougent pas. Le calculateur affiche d’ailleurs votre marge avant la tranche suivante : sur l’exemple par défaut, il resterait 49 577 € de revenu à gagner avant d’atteindre le seuil des 41 %.

Tranche de revenu par part Taux Ce que ça signifie
Jusqu’à 11 600 € 0 % Non imposé, pour tout le monde
De 11 600 à 29 579 € 11 % La tranche la plus large en nombre de foyers
De 29 579 à 84 577 € 30 % Le saut le plus marqué du barème
De 84 577 à 181 917 € 41 % Par part, donc 363 834 € pour un couple
Au-delà de 181 917 € 45 % Dernière tranche du barème

Trombone en laiton posé sur trois feuilles de papier blanc vierges, sur un fond bleu clair

Le quotient familial, et son plafond

Le revenu du foyer est divisé par un nombre de parts avant d’entrer dans le barème : une par adulte, une demi-part pour chacun des deux premiers enfants, puis une part entière à partir du troisième. Un couple avec deux enfants dispose donc de 3 parts — et à 60 000 € de revenu, il paie 2 543 €, soit un taux réel de 4,2 %.

Ce mécanisme est plafonné. L’avantage tiré des demi-parts d’enfants ne peut pas dépasser 1 807 € par demi-part. Au-delà, l’impôt est recalculé sans le quotient, puis réduit de ce plafond. Le calculateur applique ce plafonnement et vous signale quand il se déclenche — ce qui arrive dès que le revenu monte, et surprend souvent les familles nombreuses aux revenus élevés.

La décote, l’amortisseur d’entrée dans l’impôt

Quand l’impôt brut reste sous un seuil — 1 982 € pour une personne seule, 3 277 € pour un couple —, une décote vient le réduire. Elle vaut 897 € (ou 1 483 € pour un couple) diminués de 45,25 % de l’impôt brut, et elle peut annuler l’impôt entièrement.

C’est ce qui explique qu’un foyer modeste puisse être « dans le barème » sans rien payer. Attention toutefois : non imposable ne veut pas dire non déclarant. La déclaration reste obligatoire, et elle conditionne l’accès à de nombreux dispositifs sous conditions de ressources — dont le LEP, dont l’éligibilité se lit sur le revenu fiscal de référence.

Réduire l’impôt : ce que vaut vraiment un versement sur un PER

Le plan d’épargne retraite est le levier le plus direct : les versements se déduisent du revenu imposable. L’économie n’est donc pas un pourcentage fixe, c’est votre tranche marginale. Sur l’exemple par défaut, un versement de 2 000 € fait tomber l’impôt de 3 604 € à 3 004 € : 600 € économisés, soit exactement 30 % du versement.

Deux conséquences que le chiffre seul ne dit pas. D’abord, l’avantage est nul si vous n’êtes pas imposable — le calculateur le signale, et dans ce cas le PER se choisit pour d’autres raisons. Ensuite, l’argent est bloqué jusqu’à la retraite, hors cas de déblocage anticipé, et sera imposé à la sortie : c’est un report d’imposition, pas une exonération. Le fonctionnement complet est détaillé dans notre article sur le PER et ses avantages fiscaux.

Le versement doit rester dans votre plafond d’épargne retraite, qui figure sur votre avis d’imposition : au-delà, l’excédent n’est pas déductible et le calcul ne vaut plus. Pour les enveloppes qui jouent sur un autre registre — capitalisation sans déduction à l’entrée —, voir le PEA, et notre calculateur d’intérêts composés pour mesurer ce que produit la durée. Sur les prélèvements qui s’ajoutent à l’impôt sur les revenus du capital, voir les prélèvements sociaux 2026. Et pour dégager la capacité d’épargne qui alimente tout cela, la méthode 50/30/20.

Notre avis

Regardez le taux moyen, pas le taux marginal. Le premier vous dit ce que vous payez ; le second ne sert qu’à décider d’un euro supplémentaire — une prime, une heure supplémentaire, un versement déductible. Confondre les deux conduit à des décisions coûteuses : refuser une augmentation, ou surestimer l’intérêt d’une niche fiscale. Notre réserve porte justement sur le PER : à 11 % de tranche, un versement de 2 000 € ne rapporte que 220 € d’économie, pour un blocage de vingt ans et une imposition à la sortie. En dessous de 30 % de tranche marginale, l’arbitrage mérite d’être posé froidement — le PEA ou l’assurance vie offrent la liquidité en plus. Enfin, un rappel de méthode : ce calculateur ne simule ni les réductions et crédits d’impôt, ni les pensions alimentaires, ni la demi-part de parent isolé. Il vous donne la mécanique du barème ; pour un montant qui engage, le simulateur officiel des impôts reste la référence.

Nos sources

Barème progressif de l’impôt sur le revenu applicable en 2026 aux revenus de 2025, tranches revalorisées : loi de finances pour 2026. Quotient familial et plafonnement de l’avantage à 1 807 € par demi-part : articles 194 et 197 du code général des impôts. Décote : article 197 I 4 du code général des impôts. Déductibilité des versements sur un plan d’épargne retraite et plafond d’épargne retraite : article 163 quatervicies du code général des impôts. Barèmes vérifiés au 2 septembre 2026. Ce calculateur est un outil d’estimation ; le résultat officiel reste celui du simulateur de l’administration fiscale.

Questions fréquentes

Quel revenu faut-il saisir ?

Le revenu net imposable du foyer, celui qui figure sur votre avis d’imposition — c’est-à-dire après l’abattement forfaitaire de 10 % sur les salaires. Saisir un salaire brut surestime fortement l’impôt.

Passer dans la tranche supérieure me fait-il perdre de l’argent ?

Jamais. Seule la fraction du revenu qui dépasse le seuil est imposée au taux supérieur. Une augmentation nette est toujours une augmentation, quelle que soit la tranche franchie.

Pourquoi mon impôt ne baisse-t-il pas de moitié avec deux enfants ?

Parce que l’avantage lié aux demi-parts est plafonné à 1 807 € par demi-part. Au-delà de ce montant, l’économie est écrêtée — c’est le plafonnement du quotient familial, que le calculateur signale explicitement.

Le calculateur tient-il compte du prélèvement à la source ?

Il calcule l’impôt dû sur l’année. Le prélèvement à la source n’est qu’une modalité de paiement : il étale ce montant, il ne le modifie pas. Votre taux de prélèvement correspond approximativement au taux moyen affiché.

Un versement sur un PER est-il toujours intéressant ?

Non. L’économie vaut votre tranche marginale : elle est forte à 41 ou 45 %, modeste à 11 %, nulle si vous n’êtes pas imposable. Et l’argent est bloqué jusqu’à la retraite, puis imposé à la sortie.

Auteur/autrice

  • Elise

    Je suis Élise, passionnée de finances, d’immobilier et de crypto, et j’accompagne depuis plus de dix ans des personnes qui veulent mieux gérer leur argent. Mon objectif : rendre simples des sujets qui paraissent compliqués, sans jargon ni prise de tête. J’aime partager mes expériences, mes succès comme mes erreurs, pour vous éviter les pièges et vous aider à avancer plus vite. À travers Time2Money, je vous guide vers plus de sérénité financière, étape par étape. Ensemble, on transforme vos projets en réalité.

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