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Simulateur de droits de succession

Mis à jour le

Les droits de succession ne se calculent pas sur la succession entière mais héritier par héritier, sur sa propre part, avec un abattement et un barème qui dépendent de son lien avec le défunt. Un enfant qui reçoit 300 000 € paie environ 38 000 € ; un neveu qui reçoit 50 000 € par testament en paie plus de 23 000. Ce simulateur applique le barème 2026 tranche par tranche, et traite les cas que les simulateurs simples ignorent : les donations des quinze dernières années et l’héritage à la place d’un parent décédé.

En bref

  • Le conjoint et le partenaire de PACS ne paient aucun droit de succession.
  • Un enfant bénéficie de 100 000 € d’abattement par parent, puis d’un barème de 5 % à 45 %.
  • Un frère ou une sœur : 15 932 €, puis 35 % et 45 %. Un neveu ou une nièce : 7 967 €, puis 55 %.
  • Au-delà, ou sans lien de parenté : 1 594 € d’abattement, puis 60 %.
  • Les donations de moins de 15 ans reçues du défunt consomment l’abattement.

Abattement puis barème : comment se calculent les droits

Le calcul se fait en trois temps. On part de la part nette reçue par l’héritier, dettes et frais d’obsèques déduits. On en retire l’abattement attaché à son lien de parenté. On applique enfin le barème à ce qui reste, tranche par tranche : chaque tranche n’est taxée qu’à son propre taux.

Dans l’exemple chargé par défaut, un enfant reçoit 300 000 €. Après l’abattement de 100 000 €, il reste 200 000 € taxables. Les 8 072 premiers euros sont taxés à 5 %, les suivants à 10 % puis 15 %, et la dernière partie, 184 068 €, à 20 %. Total : 38 194 €, soit 12,7 % de la part reçue. Le taux de la tranche la plus haute n’est jamais le taux réellement payé sur l’ensemble.

Lien avec le défunt Abattement Taux après abattement
Conjoint, partenaire de PACS Exonération totale
Enfant, père, mère 100 000 € 5 % à 45 % (barème ci-dessous)
Petit-enfant à la place de son parent décédé 100 000 €, partagés avec ses frères et sœurs 5 % à 45 %
Frère, sœur 15 932 € (exonération sous conditions) 35 % jusqu’à 24 430 €, 45 % au-delà
Neveu, nièce à la place de son parent décédé 15 932 €, partagés avec ses frères et sœurs 35 %, puis 45 %
Neveu, nièce (legs) 7 967 € 55 %
Oncle, tante, cousin germain (jusqu’au 4e degré) 1 594 € 55 %
Parent plus éloigné, concubin, ami 1 594 € 60 %

Le barème en ligne directe, pour les enfants, les parents et les petits-enfants, compte sept tranches : 5 % jusqu’à 8 072 €, 10 % jusqu’à 12 109 €, 15 % jusqu’à 15 932 €, 20 % jusqu’à 552 324 €, 30 % jusqu’à 902 838 €, 40 % jusqu’à 1 805 677 € et 45 % au-delà. En pratique, la grande majorité des héritages en ligne directe s’arrêtent dans la tranche à 20 %. Une personne handicapée bénéficie d’un abattement supplémentaire de 159 325 €, qui s’ajoute à celui de son lien de parenté.

Les cas que les simulateurs oublient

Les donations des quinze dernières années. Tout ce que le défunt vous a donné depuis moins de quinze ans est rappelé : l’abattement déjà utilisé par ces donations n’est plus disponible pour l’héritage, et le barème reprend là où les donations l’ont laissé. Un enfant qui a reçu 80 000 € il y a dix ans et hérite de 300 000 € ne paie pas 38 194 € mais 54 194 €. À l’inverse, une donation faite il y a plus de quinze ans laisse l’abattement intact. Les dons familiaux de sommes d’argent déclarés dans le mois, dans la limite de 31 865 €, ne sont pas rappelés.

L’héritage à la place d’un parent décédé. Quand un enfant du défunt est mort avant lui, ses propres enfants héritent à sa place : c’est la représentation. Ils bénéficient alors de l’abattement de 100 000 € de leur parent, mais le partagent entre eux. De même, les neveux qui viennent à la place d’un frère ou d’une sœur décédé du défunt profitent du barème des frères et sœurs, à 35 % puis 45 %, au lieu du taux de 55 % : sur 50 000 €, l’écart dépasse 10 000 €.

Trois cubes de bois de hauteur décroissante alignés en escalier, à côté d'une pile de pièces, sur fond bleu clair

Réduire les droits de son vivant

Trois leviers changent réellement la note, tous à activer avant le décès. Les donations, d’abord : l’abattement de 100 000 € par parent et par enfant se renouvelle tous les quinze ans, et une donation faite tôt peut le mobiliser deux fois. L’assurance vie, ensuite : les capitaux issus de primes versées avant 70 ans sont transmis avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire, quel que soit son lien de parenté, ce qui en fait l’outil de référence pour un neveu, un concubin ou un ami. Notre simulateur de succession en assurance vie chiffre ce régime. Le démembrement, enfin, qui permet de donner la nue-propriété d’un bien en gardant l’usage, pour une valeur taxable réduite.

Notre guide pour réduire les droits de succession détaille ces stratégies. Pour le choix des bénéficiaires d’un contrat, voyez notre article sur la clause bénéficiaire et les héritiers, et pour ce qu’il advient d’un contrat au décès, l’assurance vie dans la succession.

Notre avis

En ligne directe, les droits de succession sont moins lourds qu’on ne le croit : l’abattement de 100 000 € par enfant et par parent couvre entièrement la plupart des héritages, et au-delà le taux moyen reste souvent sous 15 %. C’est hors de la ligne directe que la fiscalité devient brutale : 55 % pour un neveu désigné par testament, 60 % pour un concubin ou un ami. Notre recommandation : si vous voulez avantager quelqu’un qui n’est ni votre conjoint ni votre descendant, passez par l’assurance vie avant 70 ans plutôt que par un testament. Notre réserve : ce simulateur traite un héritier à la fois et n’intègre ni les réductions pour charges de famille ni l’évaluation des biens ; pour une succession avec immobilier ou plusieurs donations, le calcul du notaire fait foi.

Nos sources

Barème des droits de mutation à titre gratuit en ligne directe, entre frères et sœurs, jusqu’au 4e degré et au-delà : article 777 du code général des impôts. Abattements de 100 000 €, 15 932 €, 7 967 €, 159 325 € (handicap) et 1 594 € : articles 779 et 788 du code général des impôts. Exonération du conjoint survivant et du partenaire de PACS : article 796-0 bis ; exonération sous conditions des frères et sœurs : article 796-0 ter. Rappel des donations de moins de quinze ans : article 784. Représentation des petits-enfants et des neveux et nièces, partage de l’abattement : service-public.gouv.fr, fiches F14198 et F35794 (mise à jour du 19 août 2026). Barème vérifié au 27 septembre 2026. Ce simulateur est un outil d’estimation et ne remplace pas le calcul du notaire.

Questions fréquentes

Comment calculer les droits de succession ?

Prenez la part nette reçue par l’héritier, retirez l’abattement de son lien de parenté (100 000 € pour un enfant), puis appliquez le barème tranche par tranche au reste. Un enfant qui reçoit 300 000 € paie 38 194 €.

Combien paie un neveu sur un héritage ?

Par testament, un neveu bénéficie de 7 967 € d’abattement puis paie 55 % : sur 50 000 €, 23 118 €. S’il hérite à la place de son parent décédé, frère ou sœur du défunt, il relève du barème des frères et sœurs, à 35 % puis 45 %, avec l’abattement de 15 932 € partagé entre lui et ses frères et sœurs.

Le conjoint paie-t-il des droits de succession ?

Non. Le conjoint marié et le partenaire de PACS sont totalement exonérés, quel que soit le montant. Le concubin, en revanche, est taxé comme une personne sans lien de parenté, à 60 % après 1 594 € d’abattement.

Quand un frère ou une sœur est-il exonéré ?

S’il remplit trois conditions à la fois : être célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps ; avoir plus de 50 ans ou être atteint d’une infirmité l’empêchant de travailler ; avoir vécu avec le défunt pendant les cinq ans précédant le décès.

L’assurance vie entre-t-elle dans le calcul ?

Non. Les capitaux d’assurance vie suivent leur propre fiscalité, selon l’âge auquel les primes ont été versées. Ne les ajoutez pas à la part saisie ici : utilisez notre simulateur dédié.

Auteur/autrice

  • Elise

    Je suis Élise, passionnée de finances, d’immobilier et de crypto, et j’accompagne depuis plus de dix ans des personnes qui veulent mieux gérer leur argent. Mon objectif : rendre simples des sujets qui paraissent compliqués, sans jargon ni prise de tête. J’aime partager mes expériences, mes succès comme mes erreurs, pour vous éviter les pièges et vous aider à avancer plus vite. À travers Time2Money, je vous guide vers plus de sérénité financière, étape par étape. Ensemble, on transforme vos projets en réalité.

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